C’est pourquoi, depuis quelques années, l’enregistrement des essais dès l'établissement de leur protocole tend à devenir obligatoire pour certaines études de grande envergure.
L’International Committee of Medical Journal Editors, où siègent les revues médicales majeures, accepte de publier les résultats d’une étude seulement si elle a été enregistrée au départ. Cette politique a été mise à jour, en particulier pour préciser que rendre public un résumé de moins de 500 mots ou un tableau de résultats ne contrevient pas à la règle de non-publication antérieure.
En parallèle, l’industrie pharmaceutique américaine alimente une autre base de donnée, également accessible par internet, contenant le résultat des études cliniques réalisées pour les médicaments sur le marché.
Les Instituts de recherche en santé du Canada demandent pour leur part l’enregistrement auprès de « Current Controlled Trials », qui attribue un International Standard Randomised Controlled Trial Number (ISRCTN).
Comme les registres se multiplient, l’Organisation mondiale de la santé les a regroupés dans son système d'enregistrement international des essais cliniques, qui se veut la porte d’entrée pour tous les essais en cours dans le monde entier. Il donne accès à une demi-douzaine de registres primaires (les plus rigoureux) et à plusieurs autres dits associés.
La multiplicité de ces bases rendent peu aisé l'accès aux informations par un non professionnel. Sans que ce soit évident, la recherche peut se faire avec des descripteurs MeSH, qui seront automatiquement éclatés (exploded). Les questions retrouvent aussi des synonymes, ce qui est intéressant quand les molécules expérimentés n’ont pas encore de nom officiel. La démarche peut se faire en sens inverse : remonter d’une référence du Medline vers le protocole de recherche original.
(Source: http://fr.wikipedia.org/wiki/Essai_clinique)